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agosto 14, 2010

Suicídio entre adolescentes: tema tabu na imprensa brasileira

Drame  
jeudi 
12 août 2010

«A l’adolescence, on ne se suicide pas pour mourir»

La mort par pendaison d’une fillette de 11 ans attire l’attention sur le phénomène souvent méconnu des suicides à l’adolescence, un âge qui commence toujours plus tôt, avec les problèmes qui lui sont associés
Morte à 11 ans, pendue, très vraisemblablement suicidée. Le drame, surgi mardi dans une cité proche de Cavaillon, dans le Vaucluse, ébranle. Ses circonstances exactes doivent être précisées par une enquête de police qui ne fait que commencer. Mais les questions se bousculent déjà. On savait l’adolescence un âge à risque. Mais 11 ans? Les réponses de François Ansermet, responsable du service de pédopsychiatrie des Hôpitaux universitaires genevois.

Le Temps: Un suicide à 11 ans, c’est exceptionnel?
 
François Ansermet: Oui, heureusement. Mais cela confirme une tendance à un abaissement de l’âge du suicide, qui va peut-être aussi avec celui de la puberté – et donc de la survenue des crises liées à l’adolescence. Or le suicide est un problème majeur et paradoxalement trop souvent insuffisamment pris en compte. C’est la première ou la deuxième cause de mortalité entre 14 et 20 ans. Avec les accidents, qui sont souvent aussi, à cet âge, la conséquence de conduites à risque.

– Et comment explique-t-on cela?
 
– A l’adolescence, on est aux prises avec toute sorte de conflits et de problèmes. On doit découvrir son identité sexuelle, assurer à l’école, choisir une filière de formation, on connaît les premières passions amoureuses, dans lesquelles on peut très littéralement se perdre. Tout cela peut déboucher sur des conflits que certains vivent comme sans issue. Le sentiment d’être dans une impasse suscite une angoisse qui peut devenir insupportable. Si insupportable que la seule issue semble être un passage à l’acte.

– Passage à l’acte qui peut aussi bien être une tentative qu’un suicide abouti?
 
– Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut jamais banaliser une tentative. C’est la révélation que quelque chose va très mal, une révélation qui impose de mettre en place une écoute, voire une prise en charge, adaptée. Et il faut bien entendre les mots «passage à l’acte». Cela signifie qu’on passe d’un mode de fonctionnement axé sur le raisonnement à un acte qui lui, justement, n’est pas réfléchi, court-circuite la pensée. En d’autres termes, l’adolescent qui fait un acte suicidaire ne se représente pas forcément la mort. Le plus souvent, il ne la désire pas. Il ne peut tout simplement plus vivre dans l’état de souffrance où il est. C’est un paradoxe tragique: le suicide, dans ces cas, est une sorte de saut vers la vie, une tentative pour échapper à un blocage insupportable.

Fonte: Les Temps

***

Tradução livre:


Drama 
jeudi 12 agosto 2010 
 "À adolescência, não se suicida para morrer"
Sylvie Arsever 
A morte por enforcamento de uma menina de 11 anos chama a atenção para o fenômeno muitas vezes esquecido de suicídio na adolescência, uma idade que sempre começa mais cedo, com os problemas associados com ele 
* O site de links do Centro de Estudos e Prevenção do Suicídio Genebra AdTech Ad Advertising 
 Morto aos 11 anos, enforcado, muito provavelmente por suicídio. O drama, surgiu terça-feira em uma cidade perto de Cavaillon, Vaucluse, shakes. As circunstâncias exatas devem ser especificadas por um inquérito policial só está começando. Mas as perguntas já estão se acotovelando. Sabíamos que os adolescentes em idade de risco. Mas 11 anos? As respostas de François Ansermet, chefe da Psiquiatria Infantil dos Hospitais da Universidade de Genebra.
The Times: Um suicídio aos 11 anos é excepcional?
François Ansermet: Sim, felizmente. Mas confirma uma tendência de redução da idade de suicídio, que é talvez também com a da puberdade - e, portanto, a ocorrência de crises na adolescência. Mas o suicídio é um problema grave e, paradoxalmente, muitas vezes suficientemente tidos em conta. Esta é a causa primeira ou segunda principal de mortalidade entre 14 e 20 anos. Com acidentes, que muitas vezes nessa idade, é conseqüência de comportamentos de risco.
- E como se explica isso?
- Na adolescência, a pessoa é confrontada com todos os tipos de conflitos e problemas. Temos de descobrir sua identidade sexual, para garantir a escola, a escolha de um sistema de formação, sabemos que o primeiro amor apaixonado, no qual se pode, literalmente, perder. Tudo isso pode levar a conflitos que alguns vivem como sem esperança. A sensação de estar em um impasse cria uma ansiedade que pode se tornar insuportável. Tão insuportável que a única solução parece ser a passagem ao ato.
 - Passagem para o ato que pode muito bem ser uma tentativa de suicídio parado?
  - O que é certo é que nunca devemos banalizar uma tentativa. É uma revelação de que algo está muito errado, uma revelação que obriga a criação de uma escuta ou até mesmo de cuidados, adaptadas. E nós temos que ouvir as palavras "acting out". Isto significa passar de um modo de operação com base na fundamentação de um acto que, justamente, não se reflete, ignorando a mente. Em outras palavras, o adolescente que fez uma tentativa de suicídio não representa necessariamente a morte. Na maioria das vezes, ele não quer. Ele simplesmente não pode mais viver no estado onde está sofrendo. É um paradoxo trágico: o suicídio, nestes casos, é uma espécie de salto para a vida, uma tentativa de escapar de um impasse intolerável.

julho 16, 2010

Petição de apoio ao jornal Mediapart

Nota do blog: Aos amigos jornalistas, professores universitários, organizações populares que viveram e estudaram na França, que tem relação com a França, se voces puderem divulgar e assinar essa petição em defesa de uma justiça independente e imparcial ficarei agradecida. A situação na França de Sarkozy mudou muito. Antes a gente assinava coisas daqui pra lá, em solidariedade com o Brasil e América Latina, hoje os intelectuais franceses solicitam solidariedade e apoio de voces. O Jornal Médiapart, que eu colaboro, está sendo perseguido em justiça porque ter divulgado a relação do Ministro de Finanças de Sarkozy, ao mesmo tempo responsável das finanças do partido do Sarko, o UMP, com a familia Bittencourt, a dona da Loreal. Descobriram todo um sistema de corrupção, pior que no período do Chirac! Assinem a petição no endereço abaixo:
 
Hola amigos, amigas del conosur, de nuestra america del sur, por favor hacer circular y assinar la petition precisamos de la solidariedad sulamericana. Ese periodico que yo colaboro estar sendo difamado, processado por denunciar el mayor escandalo de corruption del sistema sarkozy! 
Fraternura
Marilza de Melo Foucher


La rédaction de Mediapart

Déjà plus de 11.000 signataires de l'appel pour une justice indépendante et impartiale

Mediapart accueille l'Appel du 14-Juillet pour une justice indépendante et impartiale dans les affaires Bettencourt. Vous pouvez le signer en ligne ci-dessous.
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APPEL DU 14 JUILLET 
Pour une justice indépendante et impartiale 
À propos des affaires Bettencourt
Les affaires Bettencourt qui dominent la vie politique française depuis plus de trois semaines donnent en spectacle une justice aux antipodes des principes directeurs du procès pénal et des exigences du droit européen récemment rappelées par la Cour européenne des droits de l'homme dans ses arrêts «Medvedyev».
Le procureur de la République de Nanterre comme le procureur général de Versailles, du fait de leur lien direct et statutaire avec le pouvoir exécutif, ne peuvent présenter aucune garantie d'impartialité.
Quant à la procédure d'enquête préliminaire privilégiée par le pouvoir dans ce dossier, elle est secrète et non contradictoire.
Il est urgent qu'une instruction soit ouverte et qu'elle soit confiée à un collège de juges indépendants respectant les règles du procès équitable, notamment la présomption d'innocence, le principe du contradictoire et les droits de la défense.  
Le discrédit jeté sur notre justice ne doit plus durer.  
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Les cinquante premiers signataires 
1. Christine Lazerges, professeur de droit à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, présidente du club Droits, Justice et Sécurités;
2. Thomas Clay, doyen de la faculté de droit de Versailles , président d'honneur du club Droits, Justice et Sécurités;
3. Gilbert Flam, magistrat, secrétaire général du club Droits, Justice et Sécurités;
4. Simone Gaboriau, magistrat, vice-présidente du club Droits, Justice et Sécurités;
5. Sabrina Goldman, avocat, secrétaire générale-adjointe du club Droits, Justice et Sécurités;
6. Caroline Diot, avocat, secrétaire générale-adjointe du club Droits, Justice et Sécurités;
7. Elisabeth Guigou, députée, ancienne Garde des Sceaux;
8. Paul Cassia, professeur de droit à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
9. Yves Cochet, député, ancien ministre;
10. Emmanuelle Saulnier, professeur de droit à l'université de Versailles;
11. Arnaud Montebourg, député;
12. Alain Molla, avocat;
13. Sandrine Mazetier, députée;
14. Frédérique Cassereau, avocat, maître de conférences à l'IEP de Paris;
15. Alain Anziani, sénateur;
16. William Bourdon, avocat;
17. Bernard Derosier, député;
18. Matthias Guillou, avocat;
19. Alain Vidalies, député;
20. Christophe Leguevaques, avocat;
21. George Pau Langevin, députée;
22. Christian Mouhanna, chercheur;
23. Jean-Marc Mojica, avocat;
24. Elisabeth Auerbacher, avocat;
25. Noël Mamère, député;
26. Patrick Klugman, avocat;
27. Olivier Dussopt, député;
28. Xavier Autain, avocat;
29. Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat;
30. Jean-Pierre Dintilhac, magistrat honoraire;
31. Guy Delcourt, député;
32. Françoise Neher, magistrat honoraire;
33. Guillaume Barbe, avocat;
34. Pascal Montfort, magistrat;
35. Dominique Raimbourg, député;
36. Marie-Pierre de la Gontrie, avocat, secrétaire nationale à la justice et aux libertés du PS;
37. Paul Alliès, professeur de science politique à l'université de droit de Montpellier;
38. François Colcombet, magistrat honoraire;
39. Roland Rappaport, avocat;
40. Jean Codognes, avocat;
41. Dominique Barella, magistrat;
42. François-Yves Boscher, controleur général honoraire de la police nationale;
43. Evelyne Pisier, professeur de droit émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
44. Olivier Duhamel, professeur des universités à SciencesPo;
45. Bastien François, professeur de sciences politiques (Paris I);
46. Aurélie Filippetti, députée;
47. Olivier Beaud, professeur de sciences politiques (Paris II);
48. Jean-Jacques Urvoas, député, secrétaire national à la sécurité du PS;
49. Christophe Régnard, magistrat, président de l'Union syndicale des magistrats (USM);
50. Jean Danet, universitaire, avocat honoraire, ancien président du Syndicat des avocats de France (SAF).

Fonte: Mediapart