PICICA - Blog do Rogelio Casado - "Uma palavra pode ter seu sentido e seu contrário, a língua não cessa de decidir de outra forma" (Charles Melman) PICICA - meninote, fedelho (Ceará). Coisa insignificante. Pessoa muito baixa; aquele que mete o bedelho onde não deve (Norte). Azar (dicionário do matuto). Alto lá! Para este blogueiro, na esteira de Melman, o piciqueiro é também aquele que usa o discurso como forma de resistência da vida.
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novembro 11, 2010
setembro 17, 2010
Conquêtes sociales: Fierté ou handicap?
Manifestação contra Sarkozy
Foto: Gregory Pigot - GranAngular
16 Septembre 2010 Par Marilza
Edition : Les invités de Mediapart
Conquêtes sociales : fierté ou handicap ?La France traverse une période sombre de son histoire politique. Son modèle républicain vacille.
Que ce soit pour les citoyens ou leurs gouvernants, de gauche comme de droite, les conquêtes sociales du XXe siècle constituaient le socle de la république française.
Elles sont représentées, aujourd'hui, par la droite Sarkozyste comme un handicap.
A travers l'idéologie qu'il véhicule, le gouvernement, issu du pouvoir de l'argent, assène sans relâche un message simple, voire simpliste : le modèle social français serait obsolète !
Le principal vecteur de ce message ce sont les médias qui véhiculent sans véritable objectivité ni sens critique cette idéologie. Force est de constater que la démocratie d'opinion fait loi.
Il est regrettable qu'une grande partie des journalistes de la télévision, des radios et de la presse écrite acceptent d'endosser cette image.
Le martèlement médiatique dure déjà plusieurs années. Il présente à l'opinion publique les conquêtes sociales comme un frein au progrès.
La France serait rétrograde, en retard sur les autres pays. et ferait peser un vrai handicap sur l'Europe.
La gauche ne serait plus porteuse d'aucun projet.
Quel français n'a pas perçu ces messages ?
Pourtant, la république française se définit comme : Une et indivisible, laïque, démocratique, sociale. Les principes de citoyenneté sur lesquels elle repose sont Liberté, égalité et fraternité. Elle doit garantir à tous une aide de la collectivité pour affronter les difficultés que chacun peut rencontrer au cours de sa vie (maladie, chômage). Cette solidarité est palpable et se traduit dans les faits par des services tels que la Sécurité sociale, la santé, la justice, l'éducation pour tous.
Mais qui le rappelle encore ? Qui transmet cette histoire ?
La régression des valeurs républicaines semble inéluctable, annihilant ainsi tous les efforts de la démocratie sociale pour une meilleure prise en compte de la citoyenneté.
Ceux qui résistent au nouveau modèle sont des dinosaures, des rétrogrades sont pointés du doigt, ils empêcheraient la France, l'Europe d'avancer dans un monde globalisé Aujourd'hui l'expansion de cette droite a été un peu affaibli par la crise économique, toutefois elle a tellement de pouvoir qu'elle a déjà laissé son emprunt dans la société auquel l'individualisme prime sur l'intérêt collective. La conception de l'Etat en tant que défenseur de l'intérêt général n'existe plus pour la droite Sarkozyste, l'esprit républicain est enterré ! Elle essaie de détruire les valeurs du monde de travail, du monde intellectuel lié à la recherche de sciences humaines. Ce martèlement dure depuis tellement longtemps, que l'opinion publique finit par adhérer cette fatalité.La France a bien changée, dans les années 80 les journalistes faisaient des analyses politiques percutantes et contradictoires, ils connaissaient bien leurs dossiers et respectaient une certaine déontologie professionnelle. Ce type de journalisme avait une réputation internationale et faisait école partout où la liberté d'expression était mise en cause. Pourquoi les nouveaux propriétaires financiers de la presse semblent-ils avoir disqualifié ce type de journalisme ?
Le peuple français a lutté durement pour acquérir et défendre ses acquis sociaux.
De nombreuses catégories sociales sont descendues dans les rues pour crier leur révolte. Ne touche pas à mes droits ! Ne touche pas à mon école ! Ne touche pas à mon pote !
L'esprit démocratique de la république française primait et le droit de grève était la traduction sociale de liberté politique.
Mais aujourd'hui la télévision nous assène que les français en auraient marre des grévistes. Fini la solidarité du chacun pour tous, aujourd'hui le chacun pour soi remplace la société du droit.
La république française serait prête à brader ses valeurs d'égalité et de liberté, indissociables de la fraternité.
Autrefois valorisée, la citoyenneté semble aujourd'hui en déshérence. Faut-il vraiment le croire ?
Aujourd'hui les compagnons de genre humain vaguent sur les pavés de la ruine sociale.
Triste France qui a perdu le sens la fraternité.
Triste France qui a perdu son identité.
Aujourd'hui, la majorité des médias ressassent la rhétorique de la droite conservatrice au pouvoir : les pays de l'Union européenne ont tous augmenté l'âge de la retraite, la France devrait faire de même.
Rien d'étonnant en somme, l'Europe étant devenue majoritairement conservatrice, l'échiquier politique étant dominé par la droite néolibérale.
Il est temps de mettre la citoyenneté politique au service de la République.
La fraternité repose sur le respect de la dignité humaine et de la solidarité entre les hommes et femmes. Elle n'est pas ringarde, elle est moderne !
Ne touche pas à ma NATION !
Sans rêve, la réalité perd la saveur du défi !
Marilza de Melo Foucher
Docteur en Economie, spécialiste en développent territorial intégré
julho 16, 2010
Petição de apoio ao jornal Mediapart
Nota do blog: Aos amigos jornalistas, professores universitários, organizações populares que viveram e estudaram na França, que tem relação com a França, se voces puderem divulgar e assinar essa petição em defesa de uma justiça independente e imparcial ficarei agradecida. A situação na França de Sarkozy mudou muito. Antes a gente assinava coisas daqui pra lá, em solidariedade com o Brasil e América Latina, hoje os intelectuais franceses solicitam solidariedade e apoio de voces. O Jornal Médiapart, que eu colaboro, está sendo perseguido em justiça porque ter divulgado a relação do Ministro de Finanças de Sarkozy, ao mesmo tempo responsável das finanças do partido do Sarko, o UMP, com a familia Bittencourt, a dona da Loreal. Descobriram todo um sistema de corrupção, pior que no período do Chirac! Assinem a petição no endereço abaixo:
Hola amigos, amigas del conosur, de nuestra america del sur, por favor hacer circular y assinar la petition precisamos de la solidariedad sulamericana. Ese periodico que yo colaboro estar sendo difamado, processado por denunciar el mayor escandalo de corruption del sistema sarkozy!
Fraternura
Marilza de Melo Foucher
La rédaction de Mediapart
Déjà plus de 11.000 signataires de l'appel pour une justice indépendante et impartiale
14 Juillet 2010 Par La rédaction de Mediapart
Mediapart accueille l'Appel du 14-Juillet pour une justice indépendante et impartiale dans les affaires Bettencourt. Vous pouvez le signer en ligne ci-dessous.
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APPEL DU 14 JUILLET
Pour une justice indépendante et impartiale
À propos des affaires Bettencourt
Les affaires Bettencourt qui dominent la vie politique française depuis plus de trois semaines donnent en spectacle une justice aux antipodes des principes directeurs du procès pénal et des exigences du droit européen récemment rappelées par la Cour européenne des droits de l'homme dans ses arrêts «Medvedyev». Le procureur de la République de Nanterre comme le procureur général de Versailles, du fait de leur lien direct et statutaire avec le pouvoir exécutif, ne peuvent présenter aucune garantie d'impartialité.
Quant à la procédure d'enquête préliminaire privilégiée par le pouvoir dans ce dossier, elle est secrète et non contradictoire.
Il est urgent qu'une instruction soit ouverte et qu'elle soit confiée à un collège de juges indépendants respectant les règles du procès équitable, notamment la présomption d'innocence, le principe du contradictoire et les droits de la défense.
Le discrédit jeté sur notre justice ne doit plus durer. --------
Les cinquante premiers signataires
1. Christine Lazerges, professeur de droit à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, présidente du club Droits, Justice et Sécurités;
2. Thomas Clay, doyen de la faculté de droit de Versailles , président d'honneur du club Droits, Justice et Sécurités;
3. Gilbert Flam, magistrat, secrétaire général du club Droits, Justice et Sécurités;
4. Simone Gaboriau, magistrat, vice-présidente du club Droits, Justice et Sécurités;
5. Sabrina Goldman, avocat, secrétaire générale-adjointe du club Droits, Justice et Sécurités;
6. Caroline Diot, avocat, secrétaire générale-adjointe du club Droits, Justice et Sécurités;
7. Elisabeth Guigou, députée, ancienne Garde des Sceaux;
8. Paul Cassia, professeur de droit à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
9. Yves Cochet, député, ancien ministre;
10. Emmanuelle Saulnier, professeur de droit à l'université de Versailles;
11. Arnaud Montebourg, député;
12. Alain Molla, avocat;
13. Sandrine Mazetier, députée;
14. Frédérique Cassereau, avocat, maître de conférences à l'IEP de Paris;
15. Alain Anziani, sénateur;
16. William Bourdon, avocat;
17. Bernard Derosier, député;
18. Matthias Guillou, avocat;
19. Alain Vidalies, député;
20. Christophe Leguevaques, avocat;
21. George Pau Langevin, députée;
22. Christian Mouhanna, chercheur;
23. Jean-Marc Mojica, avocat;
24. Elisabeth Auerbacher, avocat;
25. Noël Mamère, député;
26. Patrick Klugman, avocat;
27. Olivier Dussopt, député;
28. Xavier Autain, avocat;
29. Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat;
30. Jean-Pierre Dintilhac, magistrat honoraire;
31. Guy Delcourt, député;
32. Françoise Neher, magistrat honoraire;
33. Guillaume Barbe, avocat;
34. Pascal Montfort, magistrat;
35. Dominique Raimbourg, député;
36. Marie-Pierre de la Gontrie, avocat, secrétaire nationale à la justice et aux libertés du PS;
37. Paul Alliès, professeur de science politique à l'université de droit de Montpellier;
38. François Colcombet, magistrat honoraire;
39. Roland Rappaport, avocat;
40. Jean Codognes, avocat;
41. Dominique Barella, magistrat;
42. François-Yves Boscher, controleur général honoraire de la police nationale;
43. Evelyne Pisier, professeur de droit émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
44. Olivier Duhamel, professeur des universités à SciencesPo;
2. Thomas Clay, doyen de la faculté de droit de Versailles , président d'honneur du club Droits, Justice et Sécurités;
3. Gilbert Flam, magistrat, secrétaire général du club Droits, Justice et Sécurités;
4. Simone Gaboriau, magistrat, vice-présidente du club Droits, Justice et Sécurités;
5. Sabrina Goldman, avocat, secrétaire générale-adjointe du club Droits, Justice et Sécurités;
6. Caroline Diot, avocat, secrétaire générale-adjointe du club Droits, Justice et Sécurités;
7. Elisabeth Guigou, députée, ancienne Garde des Sceaux;
8. Paul Cassia, professeur de droit à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
9. Yves Cochet, député, ancien ministre;
10. Emmanuelle Saulnier, professeur de droit à l'université de Versailles;
11. Arnaud Montebourg, député;
12. Alain Molla, avocat;
13. Sandrine Mazetier, députée;
14. Frédérique Cassereau, avocat, maître de conférences à l'IEP de Paris;
15. Alain Anziani, sénateur;
16. William Bourdon, avocat;
17. Bernard Derosier, député;
18. Matthias Guillou, avocat;
19. Alain Vidalies, député;
20. Christophe Leguevaques, avocat;
21. George Pau Langevin, députée;
22. Christian Mouhanna, chercheur;
23. Jean-Marc Mojica, avocat;
24. Elisabeth Auerbacher, avocat;
25. Noël Mamère, député;
26. Patrick Klugman, avocat;
27. Olivier Dussopt, député;
28. Xavier Autain, avocat;
29. Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat;
30. Jean-Pierre Dintilhac, magistrat honoraire;
31. Guy Delcourt, député;
32. Françoise Neher, magistrat honoraire;
33. Guillaume Barbe, avocat;
34. Pascal Montfort, magistrat;
35. Dominique Raimbourg, député;
36. Marie-Pierre de la Gontrie, avocat, secrétaire nationale à la justice et aux libertés du PS;
37. Paul Alliès, professeur de science politique à l'université de droit de Montpellier;
38. François Colcombet, magistrat honoraire;
39. Roland Rappaport, avocat;
40. Jean Codognes, avocat;
41. Dominique Barella, magistrat;
42. François-Yves Boscher, controleur général honoraire de la police nationale;
43. Evelyne Pisier, professeur de droit émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
44. Olivier Duhamel, professeur des universités à SciencesPo;
45. Bastien François, professeur de sciences politiques (Paris I);
46. Aurélie Filippetti, députée;
47. Olivier Beaud, professeur de sciences politiques (Paris II);
46. Aurélie Filippetti, députée;
47. Olivier Beaud, professeur de sciences politiques (Paris II);
48. Jean-Jacques Urvoas, député, secrétaire national à la sécurité du PS;
49. Christophe Régnard, magistrat, président de l'Union syndicale des magistrats (USM);
50. Jean Danet, universitaire, avocat honoraire, ancien président du Syndicat des avocats de France (SAF).
Fonte: Mediapart
maio 09, 2010
Avec Nicolas Sarkozy, le développement durable est de plus en plus insoutenable
Nicolas Sarkozy
Avec Nicolas Sarkozy, le développement durable est de plus en plus insoutenable06 Mai 2010 Par Marilza de Melo Foucher
Edition : Les invités de Mediapart
Marilza de Melo Foucher, économiste franco-brésilienne, est consultante internationale spécialisée dans la planification et le développement régional. A l'occasion du troisième anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, elle constate que le Grenelle de l'environnement est un échec. Selon elle, «le concept et la mise en œuvre du développement durable pour ce gouvernement demeurent flous et indéfinis».
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Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont en contradiction avec l'initiative du Grenelle de l'environnement. En effet l'environnement n'est pas une démarche isolée, il est nécessaire de l'appréhender par le biais d'une vision systémique du développement se fondant sur la recherche d'intégration et de mise en cohérence de politiques sectorielles. Ceci impose un traitement conjoint des effets économiques, sociaux et environnementaux de toute politique ou action humaine. La préservation des écosystèmes sur lesquels reposent la vie humaine, animale et végétale est tout aussi fondamentale que la lutte contre les inégalités sociales et la redistribution des richesses. Nonobstant, il semble que M. Sarkozy ne soit pas soucieux de lier exigences environnementales et revendications sociales. Le Grenelle de l'environnement a été simplement une tribune pour apparaître à côté d'un prix Nobel et attirer la presse américaine et européenne. Pour les écolos de façade, les grandes messes sont toujours utiles pour leur notoriété ! M. Sarkozy est un bon prédicateur quand il lit les discours de son conseiller, et le Grenelle de l'environnement fut une mise en scène parfaite pour créer un impact du monde médiatique jusqu'alors sous le charme de Nicolas Sarkozy le 1er.
Il faut remarquer que les Français commencent à s'habituer aux mises en scène sarkozystes et aux grands discours sans lendemain. Depuis l'arrivée de M. Sarkozy à la tête du gouvernement de la France, la parole politique a perdu toute crédibilité tant on constate une banalisation du mensonge au plus haut sommet de l'Etat. Il suffit d'énumérer les derniers engagements restés sans suite et autres assertions gratuites : en finir avec les paradis fiscaux, les patrons voyous ; empêcher la fermeture des usines ; faire baisser le chômage ; chercher la croissance avec les dents, etc. Dans son discours lors de la conclusion du Grenelle de l'environnement en 2007 le Président affirmait avec conviction :
« L'Etat sera précurseur dès 2008, tous les ministères et toutes les administrations feront leur bilan carbone et engageront un plan pour améliorer de 20 % leur efficacité énergétique.
Dès 2008, le code des marchés publics sera réformé pour que les clauses environnementales ne soient plus facultatives mais obligatoires.
Dès 2008, tous les projets de bâtiments publics respecteront les meilleures normes de performance énergétique.
Et dès 2009, tous les nouveaux véhicules des administrations devront être propres. Ce grand programme n'est pas une dépense, c'est un investissement. C'est l'investissement le plus rentable que nous pouvons faire aujourd'hui.
Pour le seul secteur du bâtiment, nous allons créer 100 000 emplois et de nouvelles filières de formation.
Dans le seul secteur des nouvelles énergies, 50 000 emplois seront créés. »
(Pour un bilan détaillé des trois ans d'application du Grenelle de l'environnement, lire l'article de Jade Lindgaard sur Mediapart.)
Aujourd'hui la cacophonie sur la grande messe du Grenelle de l'environnement est au sommet du pouvoir. Le monde associatif et les ONG engagées dans le combat de longue date attendent toujours les engagements pris par M.Sarkozy ! Vous croyez toujours à ses promesses ? Lisez les mesures issues du Grenelle de l'environnement et faites vous-même le bilan !
Pour mettre en place les promesses du Grenelle de l'environnement, il fallait élaborer des politiques publiques ciblées, qui facilitent le changement des comportements. Mais aussi une vraie stratégie du développement conçue de façon systémique et articulée, afin de créer des instruments efficaces, capables de concilier la croissance économique avec le respect des écosystèmes, protection environnementale et sociale assurant un avenir pour les nouvelles générations. Mais le concept et la mise en œuvre du développement durable pour ce gouvernement demeurent flous et indéfinis.
Comment peut-on parler de développement durable en France quand les institutions politiques et économiques sont affaiblies et les programmes sociaux étouffés ? Où va l'économie lorsqu'elle est dominée par le monde des finances et lorsque l'économie se détache du social ?
Dans la vision de l'orthodoxie libérale du gouvernement Sarkozy, l'Etat est en train de perdre ses fonctions sociales et sa liberté d'agir pour le bien-être de ses citoyens. Dès le début de son mandat, M. Sarkozy agit en tant que PDG d'un « Etat entrepreneur » affaiblissant le rôle de l'état dans les prestations de services publics. Les premières mesures prises, tels que la franchise médicale et les cadeaux fiscaux faits aux riches, sont des exemples concrets sur la façon entrepreneuriale de gouverner la France : des cadeaux pour des riches et des contraintes pour les pauvres et la classe moyenne.... Dans l'avenir proche, cet Etat sera incapable de garantir une intégration politique et sociale fondée sur le droit élémentaire d'accès à une éducation de qualité, un système de santé, un assainissement, et enfin à l'usufruit du bien public.
Une chose positive est toutefois à relever : les jeunes sont très sensibles à la démarche du développement durable et l'opinion publique en France commence à se réveiller. Petit à petit l'opinion publique commence à faire la différence entre l'écologie politique, l'écodéveloppement solidaire, l'écologie du spectacle et tous ces faux écologistes qui agissent par opportunisme politique ou pour profiter d'un marché juteux en ce qui concerne le commerce avec les services environnementaux. Le marketing écologique est en marche avec les grandes entreprises transnationales prêtes à contrôler le marché des énergies renouvelables et d'autres technologies dites vertes.
J'espère que le monde associatif, académique engagés pour un autre développement ne sera pas dupe avec le Grenelle 2 ! Il ne faut pas baisser les bras face aux beaux discours qui en rien ne se traduisent dans des actions concrètes. Il faut continuer à se mobiliser pour un écodéveloppement solidaire, pour une société plus équitable. Cela veut dire un développement, économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. Cela signifie aussi une nouvelle forme de gouvernance, où la mobilisation et la participation de tous les acteurs de la société civile aux processus de décision doit prendre le pas sur le simple échange d'informations.
Il faut dorénavant insister sur les façons de supprimer les obstacles et les barrières qui bloquent l'action concrète et efficace d'un développement territorial intégré et solidaire, plutôt que de s'intéresser seulement aux concepts et aux énoncés de principes. Il revient à la gauche de construire ce paradigme !
Fonte: Mediapart
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